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Brève réflexion sur l'art
et l'évaluation
L'essence de l'Art réside dans ce qui ne relève pas de la
technique car, de ce point de vue, l'évaluation qui est objective
correspond à la génialité de l'artiste donc de l'Art.
Ainsi les critères n'étant plus soumis à des bases objective,
toute évalutation devient subjective : elle repose sur le
pur sentiment du spectateur, sur sa perception sensible de
l'oeuvre. (Kant, Crtique du Jugement : "...Le goût est
la faculté de juger un objet ou un mode de représentation
par la satisfaction ou le déplaisir d'une façon toute désintéressée.
On appelle beau l'objet de cette satisfaction."
Rappelons que l'art du tapis, qui proscrit toute représentation
figurative, est le support par excellence de l'abstraction.
Les grands peintres nous le confirment :"...délaisser la
représentation de la réalité matérielle, nous dit Kandisky
dans son essai "du Spirituel dans l'Art", c'est se
spiritualiser donc s'élever dans la hiérarchie des arts, se
musicaliser..."
De même Mondrian à la même époque (1914) découvre dans
l'Art une lente croissance vers le spirituel. Ce qu'il convient
de prendre pour modèle ce ne sont plus les êtres sensibles
mais les formes géométriques pures.
Ce qui ne veut pas dire pour le tapis qu'aucune technique
n'est nécessaire (le filage de la laine, la préparation des
couleurs naturelles, suivant les méthodes ancestrales, par
exemple), mais il s'agit pour cet artisanat séculaire d'une
technique "créatrice" radicalement différente, non
pas réelle, mais toute symbolique.
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