C'est dans le cadre des échanges et des présents
au XIV et XV me siècle entre les voyageurs, les ambassadeurs
d'Europe et les Cours orientales que le tapis d'Orient se retrouve
dans les maisons princières ou les riches demeures :
que ce soit celle du duc Jean de Berry, des Médicis ou
des patriciens de Venise..
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L'Italie du Quattrocento et les Ecoles du Nord (Van
Eyck, Madonna 1441-1443 ; Vermeer, etc.), séduits
par l'attrait de leur mystérieuse morphologie abstraite,
s'attacheront à les représenter dans leurs tableaux.
Au XVIème avec l'apogée de l'empire ottoman,
l'avènement des Séfévides en Perse et
celui des dynasties Mogholes, le tapis atteindra son âge
d'or.
Les peintres Français suivant l'exemple de l'école
Hollandaise (Vermeer de Delft, La lettre) utilisent,
dans le but d'enrichir leur palette, les couleurs des tapis
de Turquie comme éléments décoratifs.
Parmi ces artistes on remarque les Frères le Nain avec
Les joueurs de trictrac ; Michel Tournier, Le Concert
; J.B.Chardin (1699-1779), Les attributs des sciences.
Sous le règne de Napoléon Bonaparte après
sa campagne d'Egypte (1798-1799), des artistes ont
rapporté des étoffes et des tapis utilisés
comme accessoires pour recréer l'ambiance nécessaire.
On citera Jean Léon Gérôme (1824-1904)
; J.J. Benjamin Constant (1844-1902) avec Les présents
d'un Pacha.
Quant aux ballets russes de Diaghilev en 1909 ils inspirent
notamment Henri Matisse : on retrouve sur l'une de ses toiles
un tapis "Ersari"
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